« Le dossier Maldoror » de Fabrice Du Welz : au fond du trou
Le dossier Maldoror, dissection d’un ratage institutionnel (l’affaire Dutroux), se mue assez rapidement en un véritable bourbier dans lequel il est déconseillé de s’aventurer.
Le dossier Maldoror, dissection d’un ratage institutionnel (l’affaire Dutroux), se mue assez rapidement en un véritable bourbier dans lequel il est déconseillé de s’aventurer.
Avec Hiver à Sokcho, Koya Kamura met subtilement en scène les désirs et tourments d’une jeune femme, métisse franco-coréenne, en mal de père et à la recherche de ses origines. Une réflexion pleine de délicatesse sur la confusion des sentiments et la construction de l’identité.
Sur un sujet fort et d’actualité (le suicide assisté, le droit à mourir dignement) porté par deux grandes actrices, Pedro Almodóvar signe un film hyper maîtrisé visuellement, mais dépourvu de la moindre émotion. Fade et compassé, et même maladroit par instants.
Avec My Sunshine, Hiroshi Okuyama pose un regard tendre et poétique sur la relation, qui, autour du patinage artistique, unit Takuya, Sakura et leur entraîneur, Arakawa. Un conte sensible et doux-amer dans un Japon où il ne fait pas bon s’écarter des normes.
Portée par une Laure Calamy au top de sa forme, la passionnante mini-série Une amie dévouée revient le parcours de cette femme mythomane qui s’inventa un ami et une histoire autour du drame du Bataclan en 2015.
Agathe Riedinger signe un premier film inégal qui sait pourtant toucher, et même fasciner par instants, et qui révèle une jeune actrice prometteuse, Malou Khebizi, dont le jeu, la présence, s’imposent avec force et générosité, quelque part entre Adèle Exarchopoulos et Hafsia Herzi.
Sur 2h40, Gilles Lellouche nous parle d’amour pur dans un monde de brutes sans jamais (ou très rarement) l’incarner, le rendre palpable à l’écran, y préférant une débauche d’esbroufe technique incapable de mettre en valeur son matériau narratif.
Dans Un amor, Isabel Coixet dresse le portrait d’une femme à la personnalité complexe, se confrontant à la domination masculine dans un village d’Espagne. Un film étrange et opaque mais duquel se dégage une belle atmosphère.
Gaël Morel imagine une réinvention des rapports amoureux dans une histoire qui témoigne de la réalité tragique des premières années du SIDA et de la façon dont elle a changé notre rapport au monde avant la découverte de la trithérapie.
Todd Phillips a cherché à prendre le contre-pied, à déjouer les attentes pour cette suite (attendue) du Joker. On saluera la démarche, cette envie de, limite, vouloir se saborder en abordant ce nouvel opus sous l’angle d’un musical névrotique.