« Blue Heron » de Sophy Romvari : Il s’est brûlé les ailes
Débutant dans la délicate évocation d’un souvenir douloureux, Blue Heron, premier long métrage prometteur de Sophy Romvari, se perd dans ses passages au présent.
Débutant dans la délicate évocation d’un souvenir douloureux, Blue Heron, premier long métrage prometteur de Sophy Romvari, se perd dans ses passages au présent.
Dans la Cité des doges, au tout début du XVIIIe siècle, une jeune orpheline, violoniste prodige, voit son destin bouleversé par sa rencontre avec le maestro Vivaldi. Un vibrant récit d’émancipation, porté par la musique du compositeur vénitien.
Avec Die my love, Lynne Ramsay a voulu livrer une œuvre radicale (comme elle en a l’habitude) sur la dépression post-partum d’une femme en mode bad trip, mais ne parviendra finalement jamais à dépasser le stade de l’intention.
A travers le retour dans sa maison de famille d’une jeune Tunisienne qui vit désormais en France, Leyla Bouzid s’interroge subtilement sur la difficulté de trouver et de faire reconnaître son identité lorsqu’on vit entre deux cultures.
A travers le quotidien de Nozomi Iizuka, employée modèle dans un konbini, Yuho Ishibashi, pose un regard aigu sur le Japon d’aujourd’hui, dans une société vouée au culte du travail. L’histoire d’une quête d’identité et, par la grâce d’une amitié, d’une nouvelle liberté.
Le retour inespéré de Daniel Day-Lewis au cinéma, devant la caméra de son fils cadet, n’a malheureusement que le goût amer d’un exercice de style creux dominé par le jeu envahissant de son acteur star et une mise en scène poseuse et clinquante.
L’Affaire Laura Stern explore la lente dérive d’une femme ordinaire confrontée à l’impuissance face aux violences conjugales. Une minisérie tendue et sombre, qui interroge les limites de la justice et les zones grises de la morale.
Autopsie d’un drame tente de s’inscrire dans la lignée de Big Little Lies. Malgré un point de départ intéressant et une Diane Kruger en tête d’affiche, la série s’enlise rapidement dans un récit étiré artificiellement, jusqu’à une résolution décevante.
A travers le regard d’une petite fille de neuf ans, Le gâteau du président fait le tableau d’un Irak soumis à la dictature de Saddam Hussein. Un récit d’apprentissage où le tragique se mêle au burlesque, la cruauté du monde à la force de l’amitié et de l’amour.
Avec L’Agent secret, Prix de la mise en scène et Prix d’interprétation masculine à Cannes, Kleber Mendonça Filho revisite les années 1970 brésiliennes en mode mélange des genres.