10 albums en plus, sortis au cours du mois de septembre 2026

Une rentrée studieuse aussi pour la musique qui a connu son lot de jolies petites sorties en tout genre. Voici un coup d’œil dans le rétro pour une session de rattrapage arrivée à point nommé.

Beabadobee – Pylon

En trois albums, Beabadobee s’est fait une place de choix sur la scène indie-rock UK 2020’s où elle parvient à trouver le juste équilibre entre succès d’estime et succès commercial. Il faut dire que la recette est efficace avec des compositions à la fois légère et énergique, une écriture personnelle, Lemprunts tour à tour grungy ou shoegaze derrière un brin de voix un peu teenage. Pylon, le quatrième opus, s’inscrit dans cette même voie pour un rendu similaire qui tape dans le mille.

Adult DVD – Adult DVD

On sait les anglais jamais bien timides lorsqu’il faut sortir des sentiers battus en matière de rock/punk. Adult DVD ne s’inscrit pas en faux de cet adage et le band de Leeds de surfer sur la vague dance/electronique qui pullule sur la scène actuellement. Et il faut bien avouer que les mecs connaissent leur karaté et savent réchauffer l’ambiance avec des idées aussi saugrenues que bien exécutées.

Benny Sings – 22 Durnham Dew

Le néerlandais Benny Sings fait partie de ces artistes chill, capables des grands écarts les plus improbables, aussi proche d’un Mac DeMarco que de la scène soul/easy-listening (Mayer Hawthorne, Tom Misch) avec lesquels il partage un goût prononcé pour les mélodies solaires, groovy, sans prétentions mais diablement entêtantes. Son dernier projet en date, 22 Durnham Dew, est une nouvelle preuve des talents de compositions du garçon et de ses capacités d’adaptation tout terrain, derrière le vernis pop.

Jon Mckiel – Gold Horatio

Avec une nouvelle lumière sur lui depuis le remarqué Hex en 2024, le canadien Jon Mckiel ne compte visiblement pas s’arrêter en si bon chemin avec le tout aussi doux et bon Gold Horatio. On retrouve cette même tonalité psychédélique, lo-fi sur laquelle il passe de la folk à l’indie pop avec beaucoup d’aisance et d’inspiration. Court que l’on en redemande par gourmandise.

Son Lux – Out Into

Le trio Son Lux est de retour aux affaires avec ce même sens de la composition originale, dans un esprit pop sophistiqué où l’on peut passer d’un style arty à l’indie électronique la plus épurée sans jamais sortir du cadre. Un univers propre à eux, très cotonneux, dans lequel il est toujours agréable d’entrer et de revenir.

Hermanos Gutierrez – Los Ojos Del Condor

L’essence à 3€, l’instabilité géopolitique et le balai des glands en campagne présidentielle vous fatiguent ? Approchez donc et respirez le grand air, les grands espaces avec la fratrie Guttierez. Les deux guitaristes hors-pair vous offrent une nouvelle parenthèse enchantée dans un road-trip psyché sous influences sud-américaines, totalement instrumental mais surtout totalement hypnotique. Magique.

Tinashe – Popstar

Prenez la vibe R&B hybride d’Aaliyah, ajoutez l’esprit hyper-pop/EDM à la mode d’une Charlie XCX et voilà le résultat. Considérée depuis ses débuts comme l’une des artistes les plus intéressantes de la scène R&B alternative, Tinashe signe ici son disque le plus abouti et le plus récréatif qui devrait lui permettre d’accéder à un tout nouveau niveau de notoriété.

FKJ – Tyber

Avis aux amateurs de sensations douces, voici un retour réjouissant avec le nouveau French Kiwi Juice. Le producteur français et ses ambiances cotonneuses tout en électro-jazz teintées de groove soul a encore de beaux fruits dans son panier sur ce troisième album aussi inspiré que franchement agréable à l’oreille.

Ezra Collective – Here Because of Hope

Le Mercury Prize ? C’est fait. Le band de l’année au BRIT Awards ? Pareil. Rien ne semble arrêter la tempête jazz du band londonien Ezra Collective qui surfe sur la vague de son processus créatif avec ce nouvel album. Avec le même mantra : danser, vivre, sourire dans une énergie solaire communicative. S’appuyant comme toujours sur des rythmes africains et caribéens, ce Here Because of Hope fait la part belle ici à des vibes encore plus reggae et dub dans un melting-pot sonore de grande qualité.

Jack Wyllie – Eternal Spring

Membre émérite de Portico Quartet, Jack Wyllie se la joue solo – mais pas vraiment puisque ses compères ne sont jamais bien loin – le temps de ce très beau Eternal Spring qui navigue entre jazz, musique classique et atmosphère ambient contemplative. Une musique évidemment soignée pour des sonorités agréables en toutes circonstances mené par un musicien de grand calibre.

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