« L’Agent secret » de Kleber Mendonça Filho : Requins dictateurs
Avec L’Agent secret, Prix de la mise en scène et Prix d’interprétation masculine à Cannes, Kleber Mendonça Filho revisite les années 1970 brésiliennes en mode mélange des genres.
Avec L’Agent secret, Prix de la mise en scène et Prix d’interprétation masculine à Cannes, Kleber Mendonça Filho revisite les années 1970 brésiliennes en mode mélange des genres.
Voir sur scène les Milanais de Calibro 35 à rend encore plus évident le caractère pas uniquement nostalgique d’un travail de réinterprétation de l’univers des BO seventies et du psychédélisme.
Reparti de Cannes avec un ridicule Prix Spécial du Jury, Resurrection porte la marque d’une virtuosité formelle iconoclaste trop rare dans le cinéma mondial. Il est cependant regrettable qu’un tel film charrie une vision aussi alarmiste du devenir du cinéma, surtout au vu du jeune âge de son réalisateur.
Il y a 50 ans, Monty Python – Sacré Graal, réalisé par Terry Gilliam et Terry Jones, débarquait dans les salles de cinéma françaises. En dépit de défauts de jeunesse, les Monty Python y transposaient avec succès leur verve comique sur format long.
Bien que non fanatique du cinéma d’Abdellatif Kechiche, notre rédacteur est allé voir Mektoub My Love : canto due, nouveau volet de sa franchise estivale arrivant après des controverses et une longue absence. Un film qui était devenu une arlésienne et dont il a plus aimé certaines parties que le tout.
Le documentaire de Guillaume Ribot est à son meilleur lorsqu’il raconte comment la parole sur l’horreur vécue peut émerger par les moyens d’un metteur en scène dirigeant ceux qu’il filme.
La récente réédition de Let It Be, album souvent considéré comme le sommet de The Replacements, rappelle l’art de Paul Westerberg pour écrire des chroniques de l’âge ingrat du temps de Ronald Reagan…
Inspiré par la disparition et la réapparition d’une archive musicale sur la toile, Oneohtrix Point Never construit avec Tranquilizer un album fait de contrastes et de ruptures. Avec un charme bricolé au parfum d’oeuvre de début de carrière.
Sept ans après s’être forgé un petit mythe sur la toile avec l’EP The Girl, The Cat and The Tree, le rappeur britannique Lausse the Cat revient avec l’excellent album The Mocking Stars. Au menu, du Jazz, du français et un chat porté sur les excès.
Pas forcément les « meilleurs » disques des années 70, mais ceux qui nous ont accompagnés, que nous avons aimés : dans les derniers jours de 1979, The Clash donnait aux années 1970 un (son ?) chef d’œuvre, London Calling, brassage musical et hymne au désir de lutter malgré les illusions perdues.