« Des preuves d’amour » d’Alice Douard : le silence de la mère
Dans Des preuves d’amour, Alice Douard mêle avec finesse comédie du quotidien, drame intime et mémoire d’un moment charnière pour les familles homoparentales, longtemps invisibles.
Dans Des preuves d’amour, Alice Douard mêle avec finesse comédie du quotidien, drame intime et mémoire d’un moment charnière pour les familles homoparentales, longtemps invisibles.
Rodolphe Burger revisite le Radio-Activity de Kraftwerk avec la ferveur du fan et la maîtrise du musicien. Entre fidélité sonore minutieuse et éclats de guitares, il transforme ce monument électronique en un pèlerinage intime où passé et présent se réactivent.
Grosse déception que le dernier Guadagnino, qui livre avec After the Hunt une démonstration lourdaude, bavarde et qui plus est plombée par des afféteries insupportables. Bergman et même Woody Allen sont loin…
Après cinq ans d’absence, la plus française des chanteuses américaines revient avec un album qui, une fois encore, la voit se réinventer. Ce n’est pas la première fois que nous assistons à une renaissance de Natalia M. King. Et sûrement pas la dernière.
Porté par une mélancolie lumineuse, Another Day of Love signe l’entrée remarquée de Tulip Trip dans le paysage musical. Entre douceur éthérée et intensité contenue, le groupe impose une sensibilité rare, loin des effets faciles.
Neuvième film du réalisateur Sebastien Betbeder, L’Incroyable Femme des neiges peine à convaincre, perdant le spectateur dans les courants contraires d’une comédie égarée perdue entre les montagnes jurassiennes et la neige du Groenland.
Tarik Saleh clôt sa trilogie cairote avec Les Aigles de la République, plongée élégante et anxieuse dans un cinéma sous influence. En suivant une star recrutée par le régime pour un film de propagande, le cinéaste mêle hommage aux âges d’or et thriller politique sur la fabrique du mensonge.
L’Irlandaise Hilary Woods signe un disque entre ambient folk et lo-fi, qui échappe à la frénésie contemporaine. Bien plus qu’une musique d’atmosphère, c’est une danse suspendue où s’entrelacent confluences sacrées et réminiscences intimes.
Lloyd Cole livre à Rouen la version la plus sèche et la plus précise de ses chansons. Une élégance sans esbroufe, quelques regrets de fan — et beaucoup d’émotion.
Avec Iconoclasts, Anna von Hausswolff prend ses distances avec les orgues liturgiques et les atmosphères gothiques qui ont fait sa singularité. Un album de rupture, expérimental et déroutant, où la Suédoise explore de nouveaux territoires sonores.