Castelmaure : retour au pays des contes cruels
Il était une fois un royaume maritime affligé par la disparition de son roi légitime. Depuis vingt ans, posé sur son îlot, le château de Castelmaure gît, abandonné aux vents mauvais.
Il était une fois un royaume maritime affligé par la disparition de son roi légitime. Depuis vingt ans, posé sur son îlot, le château de Castelmaure gît, abandonné aux vents mauvais.
Dans cette dystopie sombre, l’architecte Anna Mill met son talent au service d’un propos fort et d’une interrogation sur notre réalité urbaine dans un monde digital où personne ne gère véritablement notre environnement.
En narrant le martyr d’Alain de Monéys, battu à mort par une foule en furie, Gelli revient sur un monument des annales judiciaires françaises. L’adaptation en BD réussie d’un roman de Jean Teulé qui nous laisse horrifiés et sidérés !
Jun, récit empathique de l’existence d’une famille d’enfant autiste, retrouve la force et la grâce d’un L’Ascension du Haut-Mal, et ce n’est pas une mince affaire. Lecture hautement recommandée.
Le duo Laval NG et Makyo nous propose une chasse à l’homme sylvestre aussi intrigante qu’habilement dessinée. Un exercice de style, avec deux hommes, une moto et une forêt isolée…
Avec des titres déjà parus ou sur le point de l’être, cette rentrée nous réserve de beaux moments de lecture en perspective, après plusieurs mois de blackout quasi-total dans le monde du neuvième art. Une respiration peut-être salutaire.
Si l’on doit dresser un bilan à mi-parcours de cette étrange année qui, pour cause de Covid-19, s’est vue amputée de quelques mois sur le plan des sorties, on peut tout de même retenir une petite sélection parmi les albums chroniqués sur Benzine depuis janvier.
Quand le monde paraît terrifiant et qu’on se sent impuissant, existe-t-il une alternative ? Cette BD pleine de finesse nous montre que peut-être, le salut est dans l’art, un art qui bouscule et éveille les consciences…
Le 24 juillet dernier a eu lieu la remise des Eisner Awards, dans le contexte très particulier de distanciation sociale. La cérémonie, qui s’est donc déroulée par écran interposé, a duré très exactement une heure.
Le Serment des Lampions est un long voyage initiatique plein de douceur, qui métamorphose un jeu d’enfants, la poursuite de lumignons prêts à s’envoler vers les étoiles, en une quête merveilleuse.