« Hope » de Na Hong-jin : Demi-tour inabouti
Retour de Na Hong-jin dix ans après The Strangers, Hope est un film de monstre aussi plaisant dans l’action que bancal dans son écriture.
Retour de Na Hong-jin dix ans après The Strangers, Hope est un film de monstre aussi plaisant dans l’action que bancal dans son écriture.
Série coréenne en costumes de chasseurs de fantômes débarquée sur Netflix, Le Palais de l’Est vaut plus par ses personnages, son univers royal en vase clos et ses scènes d’action que pour un récit trop alambiqué.
Loin de Last Train to Busan, Yeon Sang-Ho nous offre avec The Ugly un film très personnel, dénonçant la violence de la société coréenne envers les femmes, et envers tous ceux et toutes celles qui ne correspondent pas aux « standards ».
Sous les atours d’une science-fiction bricolée à l’économie, The Fin explore les ruines d’un monde où catastrophe écologique, propagande d’État et rejet des corps impurs ne font plus qu’un.
Sous la forme d’un thriller psychologique, 84 m² transforme les murs trop fins d’un appartement trop cher en métaphore étouffante des pressions économiques et des illusions de réussite sociale. Entre satire et cauchemar, le film de Kim Tae-Joon offre un portrait acide de la Corée contemporaine, mais s’effondre dans sa seconde partie.
Squid Game, c’est fini ! Tout au moins dans sa version coréenne, a-t-on envie de dire… En tous cas, cette dernière bordée de 6 épisodes, tout en bloquant tous les curseurs dans le rouge, s’avère in fine inférieure à ce que la série nous a proposé jusqu’alors.
Film coréen subtil mais profondément malaisant, A Normal Family part d’un roman célèbre, le Dîner, pour nous livrer un portrait cruel de notre hypocrisie, surtout lorsqu’il s’agit de protéger notre famille et de défendre nos enfants.
Bong Joon Ho est l’un des grands réalisateurs contemporains, il l’a prouvé à plusieurs reprises. Mais son Mickey 17 n’est pas un grand film pour autant. Ce qui ne veut pas dire qu’on n’y prenne pas du plaisir, et que la critique – lourde – de l’univers Trump-Musk qu’il porte ne soit pas pertinente.
Premier film ambitieux et dérangeant, Greenhouse souffre d’un scénario trop écrit, mais gagne des points grâce à une très belle interprétation et une vision lucide des laissés-pour-compte de la société moderne.
Même si l’on est habitué au radicalisme du cinéma coréen, qui nous a déjà offert des films éprouvants, Hopeless le bien nommé pousse tous les curseurs vers le désespoir absolu. Un peu trop, peut-être ?