Le piano (Partie 4) — Le piano hors les murs : une discographie subjective
Les racines sont désormais là. Le piano a appris la virtuosité, la miniature, le silence, la répétition et la durée. Il peut maintenant pousser dans toutes les directions.
Les racines sont désormais là. Le piano a appris la virtuosité, la miniature, le silence, la répétition et la durée. Il peut maintenant pousser dans toutes les directions.
Après avoir suivi l’histoire du piano, de ses origines à ses grandes transformations, il est temps de regarder autrement cet arbre que nous avons commencé à dessiner…
Une fois ses possibilités explorées, le piano sort du cadre classique. Le son devient matière, le silence participe à la musique, l’instrument dialogue avec l’ambient et l’électronique. De Satie à Cage, de Pärt à Yoshimura, il cherche ailleurs.
De Bach à Liszt, le piano s’est peu à peu imposé dans les salles de concert et les foyers. Une histoire faite d’évolutions, de virtuosité et de dépouillement, entre puissance et retenue, dont les échos résonnent encore aujourd’hui.
Grégoire Gerstmans poursuit avec Éternité son exploration du piano solo. Quelques notes, beaucoup de silence et un dépouillement radical suffisent à faire naître une musique suspendue, intime et contemplative.
Après Refuge en 2019 et la réadaptation de la bande son de Gerry de Gus Van Sant en 2021, le pianiste rennais Sylvain Texier réactive son projet Ô Lake avec ce second volet, Still, plus ouvert encore aux sons de son temps. Une merveille d’équilibre et de sensibilité.
Le pianiste allemand Tim Linghaus continue d’explorer sa mémoire familiale avec Memory Sketches. Après une escapade Pop déviante le temps de deux albums, Tim Linghaus retrouve les fondamentaux de sa musique.
Le pianiste Melaine Dalibert continue d’échafauder une œuvre d’un autre temps qui doit autant à Federico Mompou qu’à l’Acousmatique. Night Blossoms, son dernier disque en date (avec la participation de David Sylvian sur deux titres) est une pure merveille !
En matière de e néo-classique, on retiendra par les révélations de 2020, « Shoden », un album pour découvrir l’univers délicat et racé de la pianiste lorientaise Cécile Séraud.