The Bundles – The bundles

J’aime bien la simplicité musicale de Kimya Dawson hors des Moldy Peaches, que j’avais découverte à l’époque de son solo hidden vagenda. Il y a quelque chose de brut dans sa manière d’aborder le rock et la pop.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

thebundles.jpgJ’aime bien la simplicité musicale de Kimya Dawson hors des Moldy Peaches, que j’avais découverte à l’époque de son solo hidden vagenda. Il y a quelque chose de brut dans sa manière d’aborder le rock et la pop.

Dans un discours ambiant qui tendrait à nous faire croire qu’il est impossible de sortir des albums sans le recours à de loooongues heures de studio seulement payables par les émoluments de l’acheteur de CD à la maison de disque si malheureuse en cette période de pré-Hadopi ; la facilité de Kimya Dawson a trousser des mélodies imparables avec deux bouts de ficelle et une bonne donne dose de guitare agit comme un contrepoint salutaire.

Alors, quand Kimya retrouve son compère de 10 ans au sein des discrets The Bundles : Jeffrey Lewis (The Jeffrey Lewis band) on est content de la retrouver avec sa chatte et son couteau, comme à l’accoutumée.

The Bundles, c’est une formation pop/rock dans sa plus simple acception. Une batterie martiale, une basse ronflante, une guitare aux accents folks, doublée parfois d’une version électrique, voilà pour tout bagage ce qu’emmène the Bundles à ses auditeurs.

Ca et un énorme esprit DIY façon K records qui gratifie l’enregistrement d’un côté prise directe et lo-fi qui en accroît le charme.

The Bundles trace son sillon dans une pop/rock américaine, pas si éloignée des albums solos de Kimya, du duo masculin / féminin de Papas Fritas, pas si en retrait des envolées rock des Pixies, si Franck Black avait appris la retenue, ou s’il s’était plongé un tout petit peu plus avant dans les origines folk du rock américain.

Mais en fait, malgré son appartenance américaine évidente, malgré ses références anti-folk dont la jeune femme s’est faite le porte-voix, l’album n’est pourtant pas si contraire non plus à l’esprit britpop du Lush de Lovelife, sans la production. Esprit pop qui s’invite plutôt par ses petites mélodies si évidentes qu’on dirait qu’elles ont toujours trainé dans notre salon sans qu’on s’en rende compte : the Bundles se contentant de leur donner son et instruments.

La grande force de the bundles dans une formule somme toutes assez convenue, c’est la capacité du duo, de faire naître de rien ou pas grand choses des mélodies qu’on a envie de fredonner, ou qui se glissent dans la tête. L’ensemble avec un son de micro dans un garage, un salon ou l’arrière cour de la maison familiale n’est pas pour nous déplaire, tant l’ensemble s’avale d’une traite et sans aucune difficulté.

Certes il serait mensonger de voir the bundles prétendre à plus que ce qu’il est, soit une récréation divertissante entre deux zicos qui se retrouvent. Il ne semble pas d’ailleurs que le groupe ait une quelconque prétention à quoi que ce soit de plus.

Il n’empêche qu’en cet été 2010 où le soleil commence à peine à darder ses rayons, on passe et repasse cet album éponyme avec plaisir dans le lecteur. Ni trop énergique pour un réveil agressif dans les transports en commun, ni trop plat pour provoquer l’assoupissement dans le train du soir. Juste frais et sympathique, avec deux bouts de chandelles et trois morceaux de moyens. Et on apprécie à sa juste valeur.

Denis Verloes

3.gif

Tracklist

01. a common chorus
02. Pirates declare war
03. Klutter
04. Shamrock Glamrock
05. Over the moon
06. Ishalicious
07. In the beginning
08. Desert bundles
09. Metal mouth
10. Be Yourself

Date de sortie: 8 mars 2010
Label: K records / Differ-ant

Plus+
L’espace Myspace
Les vidéos via Google

The Bundles en live au Glaz’ Art via Youtube

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

L'Auteur:

Denis Verloes

Un jour, dans un bar de Jette, à Bruxelles,  alors qu'il lit un fanzine musical de la capitale- Denis se dit que ça doit être sympa d'interviewer des artistes. Puis Denis entame des études de lettres et n'a jamais assez de place dans son sac pour y mettre tous les CDs empruntés à la médiathèque nationale. Un autre jour, il décide qu'il va devenir Jay Mc Inerney, mais il se rend compte que la place est déjà prise. Alors il rencontre Benoît Richard par mail et décide de collaborer à Benzine Magazine. 9 ans que ça dure. Certains aiment, d'autres non.

✪ Mini News

B tweets

RSS

RSS articles

AILLEURS