Nos 50 albums préférés des années 80 : 23. Frankie Goes To Hollywood – Welcome to the Pleasuredome (1984)

Pas forcément les « meilleurs » disques des années 80, mais ceux qui nous ont accompagnés, que nous avons aimés : aujourd’hui, Welcome to the Pleasuredome, un cocktail révolutionnaire qui a secoué la décennie !

FGTH image

« Pour se sortir du marasme dans lequel était Liverpool au début des années 80, il fallait savoir soit jouer des crampons, soit d’une guitare. Comme on était tous de très mauvais footeux…. »

Ainsi s’exprimait il y a quelques mois, dans le podcast Dead Air Records, Brian Nash, un pur scouser à l’origine d’une rocambolesque révolution discographique de la  première moitié des années 80. Question ballon rond, l’Angleterre était alors bercée au Merseybeat des titres accumulés par les Toffees d’Everton F.C. et les Reds d’Anfield : le titre de champion est demeuré sept années de suite sur les rives de la Mersey entre 1982 et 1988 dont deux pour les Blues. L’Europe succombera à son tour avec trois Coupes des Champions pour le L.F.C. en 1981, 1983 et 1984 et une Coupe des Coupes pour Everton en 1985, deux semaines avant la tragédie du Heysel. Les deux clubs se rencontreront en finale de la League Cup en février 1984. Une domination sans partage.

Welcome to the pleasuredomeCôté musique, ça n’allait pas trop mal non plus, après une presque décennie orpheline des Beatles et un début de contestation du côté de la bruyante (brillante ?) voisine mancunienne, à deux exceptions notables près. D’abord Elvis Costello, certes né à Londres mais ayant passé toute sa jeunesse à Liverpool et fan absolu des Reds et
John Peel, le fameux DJ découvreur de la scène alternative britannique, natif d’Heswall et non moins « Redsdingo » [1] que le précédent. Le post punk a, là aussi, engendré une myriade de groupes dès la fin des années 70, dont quelques-uns sortiront du lot pour le meilleur (entre autres et sans ordre de préférence O.M.D., Echo & the Bunnymen, Teardrops Explodes, The Icycle Works, China Crisis voire A Flock of Seagulls) et le franchement moins bon (Dead or Alive ou encore le bellâtre Ric Astley).

Welcome to the pleasuredome 2Brian « Nasher » Nash, électricien sans trop d’avenir dans le métier, fonde en 1980 avec les frères Gill le groupe ‘Sons of Egypt’, dans la lignée de la scène scouser gravitant autour de Eric’s, la Cavern des années punk. Ils fusionnent ensuite avec le groupe formé par Holly Johnson, bassiste puis chanteur météorique dans le combo non moins éphémère Big in Japan en 1977-1978, où l’on trouvait des musiciens tels que Bill Drumond (futur Bunnymen puis KLF), Clive Langer, devenu producteur à succès de Costello ou Madness, entre autres, dans les années 80 avec Alan Winstanley, Ian Broudie (bientôt Blockheads ou Budgie), qui deviendra batteur des Banshees. Après quelques concerts, le groupe prend sa forme définitive : Holly Johnson au chant, Paul Rutherford, back-voice et danse (?) qui les a rejoint sur scène lors d’un de leur premier live, Nasher donc à la guitare, son cousin Mark O’Toole à la basse et Peter Gill à la batterie.

Frankie Goes To HollywoodLe nom du groupe proviendrait d’un poster reproduisant la photo d’un article de journal américain relatant une arrivée mouvementée d’un jeune Franck Sinatra à L.A. dans les années 50, lequel poster avait tapé dans l’œil de Johnson qui avait choisi le nom pour son premier groupe après BIJ rapidement avorté. Pour les journalistes P. Hardy et D. Laing (The Faber Companion to 20th Century popular music, 1990), on peut aussi  y voir une reprise du titre d’un article du quotidien Liverpool Echo racontant de même le départ pour les studios californiens du crooner à succès Merseylad Frankie Vaughan, lequel  fera notamment une petite apparition dans le film Le Milliardaire rassemblant Marylin Monroe et Yves Montand. En tout cas un rapport certain avec la gloire, l’emphase et la prédiction des succès et engouements à venir.

Leur concert à Sefton Park du 30 août 1982 est capté et diffusé à la BBC par le DJ D. Jensen et ils enregistrent fin 1982 une première John Peel session, dont on peut trouver les enregistrements sur le net, en cherchant bien.  On y entend un déjà mélange subtil de funk et de punk très créatif, une section rythmique fulgurante, avec notamment une basse bien mise en avant et des nappes subtiles de guitares. Un énergie capturée en live qui démontre le potentiel du groupe, avec des structures de chansons peu entendues jusqu’alors.

La carrière du groupe décolle vraiment en février 1983 lorsqu’une captation live d’une première version de ‘Relax’ est diffusée sur la chaîne Channel 4 lors de l’émission the Tube [2] (un nom prédestiné ?). Outre l’aspect musical, cette vidéo a un petit parfum de scandale qui fera aussi la réputation du groupe, lequel apparaît sur un ring en petite tenue SM, avec casquettes en cuir, bracelets de force et fouets brandis par des soubrettes en encore plus petites tenues, et chante un véritable manifeste gay. Cette prestation tape dans l’œil (plus que dans l’oreille, nous y reviendrons) de Trevor Horn et Paul Morley, qui viennent de lancer leur label Zang Tuum Tumb. Morley est journaliste, écrivant notamment dans le NME. Horn, bassiste de session dans les seventies, a eu son heure de gloire en 1979 avec sa chanson Video Killed the Radio Stars au sein des Buggles, et s’est lancé depuis 1980 dans la production (ABC, Yes). Il sera l’un des premiers à incorporer des samples produits à l’aide du Fairlight CMI, un des premiers séquenceur digital de l’histoire qu’il acquiert pour la modique somme de 18 000 £ [3]. Le groupe sera le premier à signer sur le label, avec un contrat plus que déséquilibré en leur défaveur que la justice britannique qualifiera de léonin [4] avant de le casser à la demande d’Holly Johnson quand ce dernier voudra poursuivre une carrière en solo en 1989, dès lors que la maison de disques contrôlait tout, y compris les royalties des compositions issues pourtant du groupe, jusqu’à la carrière solo des membres en cas de split !!

Frankie Says TShirtComme tout label en Angleterre à cette époque, plusieurs EP précèdent la sortie d’un album. Les deux premiers singles (Relax sorti en novembre 1983 et Two Tribes, en juin 1984) sont publiés sous de multiples formats remixés, à grand renfort de marketing, notamment force T-shirts ‘Frankie says’ aux slogans ravageurs du style « WAR ! Hide yourself » ou « Arm the unemployed », dans la lignée des paroles de ces deux titres, et font un carton, en amorçant une véritable révolution industrielle des loisirs. Aux dires de Paul Morley [5], « celui qui achète un disque du groupe achète son propre plaisir isolé de participer, comme des centaines de milliers d’autres, à une communion médiatique oubliant vite un produit ‘prétexte’ pour lequel il n’éprouve aucun attachement ». Le succès est renforcé par la censure de Relax sur les ondes de la BBC pour leurs propos outranciers, et les vidéos sulfureuses, véritables mini-films, jusqu’à une apparition dans le Body Double de Brian de Palma.

Il est alors décidé la sortie d’un double album fin 1984, une pièce (bien) montée et plutôt gonflée pour un premier opus, en figures de styles éclectiques mêlant rock, pop synthétique, funk, rock, disco et musique classique. Pour résumer, on part d’une cantatrice d’opéra jusqu’à une ballade épique classique en passant par de l’électro frénétique, des marche anti militariste ou de la pop expérimentale.  L’ensemble est ponctué de slogans provocateurs, subversifs et plein d’humour noir voire parfois kitsch, assumant l’identité « queer » du groupe, souvent d’ailleurs au grand dam de la communauté gay. Un OVNI aux collages de sons uniques, sans doute surproduit mais aussi typique du son de l’époque dont on dira que Horn est l’un des inventeurs.

Welcome to the pleasuredome Side 1La première plage, The World Is My Oyster incluant Well et Snatch of Fury, donne le ton de l’album. Des vocalises sur fond de crashes de cymbales et de nappes synthétiques, puis un bel effet stéréo avec des arpèges de guitare d’un côté, et une phrase répétitive au clavier de l’autre, le tout ponctué du slogan scandé par Holly Johnson : « Je peux (vais ?) tout me permettre ! » et d’un rire sardonique. Effectivement, tout un programme et un rappel des deux premiers singles du style : vous en redemandez ?

Welcome To The Pleasuredome, qui suit, est un vrai morceau de bravoure, s’étalant sur près quatorze minutes. Les chants d’oiseaux de jungle laissent la place à une basse très funky, très présente dans le mix. Les paroles sont inspirées du poème Kubla Khan de Samuel Coleridge [6], soit une métaphore d’un monde idéalisé, hédoniste et libérateur dont il semble ici que Holly Johnson  veut plutôt souligner les dangers. Le texte est volontairement ambigu et oscille (sauvagement) entre désir (« Shooting stars never stop »), ironie (« pleasuredome erect »), et une forme de nostalgie utopique (« Going home where lovers roam« ). Sorti comme quatrième single, il n’atteindra, contrairement à ses trois prédécesseurs, « que » la deuxième place des charts britanniques. Côté musique, une jam de trois minutes du groupe est entièrement retravaillée, notamment par Steve Lipson, ingénieur du son qui va y inclure la technique d’offset, soit le décalage des pistes de quelques millisecondes pour éviter le chevauchement notamment des notes basses, avec à l’époque rappelons-le un matériel à peine ouvert au numérique. Horn entre… en piste et nappe le tout de sons remoulés au Fairlight. Le résultat est une véritable épopée, tout en crescendo jusqu’à l’explosion du rire final (forcé) qui n’est pas sans rappeler, de manière peut-être moqueuse, celui ce que l’on entend en conclusion du Thriller de Michael Jackson.

Welcome to the pleasuredome Side 2Relax, ensuite, c’est le premier single du groupe, son emblème, qui sera décliné en près d’une dizaine de remix. Horn utilisera trois formations différentes dont le groupe enregistré au Manor’s studio, et dont la seule partie finalement gravée sur le disque est celle de la « pluie » et au « Woooosh » final, en fait l’enregistrement d’un saut des membres dans une piscine repassé plusieurs fois au Fairlight [7]. Le producteur teste ensuite avec une autre formation, celle des Blockheads de Ian Broudie, mais ne se satisfait pas du résultat. Finalement, il utilisera des samples de basse sur une note et de boîtes à rythmes, avec les programmeurs A. Richard et JJ. Jeczalik, l’un des membres du duo Art of Noise, Steve Lipson se chargeant des guitares. Une transformation radicale de la première version du groupe entendue sur The Tube. La structure est globalement en deux sections, répétitives mais de façon aléatoire avec des changements de tempo incessants, sans vraiment de couplets ou de refrain mais très élaborée et terriblement dansante et efficace. Selon Holy Johnson, finalement le seul membre du groupe ayant vraiment participé au titre au chant mixé au Vocoder, Trevor Horn a au moins eu la décence (lors du procès évoqué plus haut) de déclarer à la barre que si aucun des musiciens du groupe n’avait participé à ce titre, il n’aurait pas pu faire ce disque tout seul et qu’il était parti de ce que le groupe avait composé et de l’esprit de cette composition. [8]

War (Hide yourself !) est la reprise d’une chanson contestataire au conflit vietnamien écrite en 1970 par Norman Whitfield et interprétée d’abord par les Temptations, puis sortie en single par Edwin Starr, tous deux pour la Motown. Springsteen en fera une autre cover enregistrée en live l’année suivant la sortie de Welcome… La quintessence de la science de Horn du découpage des sections rythmiques, de percussions obsédantes et une basse très funky et quelques notes de guitares distordues, noyées sous les nappes de synthés. On y entend surtout l’acteur Chris Barrie imiter Reagan (comme il le faisait dans Spitting Image) dans un plaidoyer sur l’amour, tout en reprenant des extraits du discours d’Hitler lors de son procès en 1924 après le putch avorté dit « de la Brasserie à Munich » l’année précédente.

Two Tribes est une des premières chansons du groupe écrite en 1982, sur les dangers de la course aux armements et de la prolifération nucléaire. En 1984, les manifestations se multiplient en Angleterre contre l’implantation sur le sol d’Albion de missiles américains à tête nucléaire à courte portée Pershing. Le titre est emprunté à la phrase introductive du film Mad Max 2 : « Pour des raisons depuis longtemps ignorée, deux puissantes tribus guerrières en vinrent à s’affronter ». Une intro symphonique à la Prokofiev (jouée à la basse sur la première Peel Session du groupe) et un rythme effréné funk rock. Sur le disque vinyle, c’est la version courte qui est imprimée. Sur le CD, c’est un remix de près de six minutes, dans lequel l’acteur P. Allen délivre des messages enregistrés au départ pour le gouvernement sur la conduite à tenir en cas d’attaque nucléaire. Le clip accompagnant la sortie du deuxième single du groupe en juillet 1984 fera sensation en montrant l’assemblée générale de l’ONU en ring de catch (à l’époque le MMA n’existait pas) sur lequel s’affrontent Reagan et Tchernenko, les leaders des deux blocs en pleine guerre froide, avant l’explosion du globe finale.

For The Victims of Ravishment est une sorte de jingle radio rappelant ceux des Who sur Sell Out, ou les blagues potaches des Beatles sur leurs singles de Noël. Il apparaît en fait dans la continuité du précédent dès lors que la musique de cordes est en fait le pont de Two Tribes, jouée également à la basse sur la Peel Session citée précédemment. Un sketch dans lequel Chris Barrie encore lui, imite le (Prince d’alors) Charles dissertant sur l’orgasme. Proprement décalé et hilarant !

Welcome to the pleasuredome Side 3Fury (GO) est un autre extrait d’une reprise du tube du groupe scouse Gerry & the Pacemakers , Ferry Across the Mercy. Comme pour rester connecter avec la cité du Liverbird, et à plus d’un titre. Comme pour Gerry, FGTH sera le premier groupe depuis les Beatles à classer la même année leurs trois premiers singles en tête des charts britanniques avec Relax, Two Tribes et The Power of Love. Holly Johnson reprendra ensuite le titre en 1989 pour lever des fonds pour les victimes de la tragédie des 96 supporters des Reds morts dans le stade de Hillsborough en 1989. Une version complète de la chanson figure en face B de Two Tribes.

Born To Run est une autre reprise, celle du Boss bien sûr mais bien plus pêchue. Il est sûr que le groupe débutant n’avait pas assez de chansons pour remplir un double album, et a dû combler les vides par des reprises, dont celle-ci, plutôt réussie, de même que la suivante, San Jose (The Way), composée par Burt Bacharach et chantée par Dionne Warwick. L’auteur a exercé une certaine fascination, méritée, pour toute la scène pop et rock anglaise, de Paul McCartney à Noel Gallagher en passant par Elvis Costello ou Paul Weller. A noter que sur certaines versions cassettes ou CD de l’album, on peut entendre la chanson Happy Hi!, jolie ritournelle pop également en face B d’un 12‘’ de Welcome to ….

Wish (The Lads Were Here) peut paraître dispensable à certains. Elle est en fait une version aboutie (j’ose !) d’un des premiers instrumentaux du groupe Love has got a Gun. The Lads c’est en fait la partie des instrumentistes du groupe. La ligne de basse est proprement infernale !!

The Ballad of 32 est un instrumental prog à la guitare planante toute « gilmourienne ». Le strum de la guitare acoustique fait aussi furieusement penser aussi au Floyd, période Meddle, notamment le titre Fearless, sur lequel on entend l’hymne du Kop du LFCl You’ll never walk alone. Tout est lié, je vous dis ! Sur la fin du titre, on croit entendre un enregistrement des ébats du batteur Perkie avec une dame. Si FGTH est une icône gay, seuls Holly Johnson et Paul Rutherford en étaient. On apprendra plus tard qu’en fait, il s’agit de samples d’un film de poneys de la fin des années 70, Babylon Pink, un classique du genre paraît-il !!

Welcome to the pleasuredome Side 4Krisco Kisses allie chants tribaux et une ligne de basse funky là encore à un rythme effréné. Une ode SM avec des références explicites à des pratiques à poing nommées (« Tu me vas comme un gant ! ») et un usage de la graisse végétale Crisco pour des plans pas que culinaires, mais presque !

Black Night White Light est une belle ballade plutôt bluesy assez dansante. Holly Johnson indiquera [9] que si cette chanson avait du potentiel, elle a été un peu bâclée par manque de temps, les singles et maxis en ayant consommé beaucoup. Les paroles évoquent la lutte entre le bien et le mal, la rébellion et la défiance, un leadership assumé mais fragile, en somme un reflet de l’époque.

Avec The Only Star In Heaven, on entre dans le bizarre. Assez inclassable melting pot de rap, de funk, de pop atmosphérique affublé d’une transition en piano boogie. Une des premières chansons du groupe. Un romantisme exacerbé voire absolu, qui tranche avec les paroles sulfureuses et l’outrance des paroles d’autres chansons du disque. Un revers de médaille plutôt bienvenu et bien fichu.

The Power Of Love est pour moi le sommet du disque. « We go sublime », effectivement. Romantisme alchimiste absolu, une orchestration de cordes magistrale d’Anne Dudley, l’autre tête pensante de Art of Noise. L’amour sauve de tout, du doute de la peur, du désespoir, de tous ces monstres qui nous hantent. Il n’est pas qu’un sentiment, une simple envie (qui peut d’ailleurs faire mal), mais un acte de bravoure quotidien, et doit nous transformer en quelque chose de bien plus grand. Le troisième single de suite du groupe sorti en novembre à atteindre le top des charts, n’étant détrôné s’il vous plait que par le Do they know it’s Christmas? du Band Aid, sur lequel Trevor Horn travaillera d’ailleurs. Un empreinte sans doute religieuse, renforcée par le clip évoquant clairement la Nativité. Une grande chanson vraiment, très philosophique. Mais le naturel renvient (heureusement ?) vite au galop, la face B du maxi éructant un tas d’insanités sous le slogan : « Et surtout à Noël, n’oubliez pas de jouir ! »

Bang enfin conclut l’album. Un jingle sur un thème baroque à l’orgue et des crashes de gong, comme l’image sonore d’un bouquet final de feu d’artifice. Mais toujours ce sens du contre-pied, l’acteur Chris Barrie  avec la voix de Reagan scandant « Frankie say…. No more! »

Welcome to the pleasuredome inner picture

Un cocktail révolutionnaire dopé par une production gigantesque et un marketing hors normes, qui a secoué le milieu des années 80. Une imagerie gay assumée en ces temps de « conservatisme libéral » thatchérien et de ravages causés par le SIDA. Ecoulé à plus de deux millions d’exemplaires, l’album a fait l’objet en 2024 d’une monstrueuse réédition en coffret de sept CDs rassemblant toutes les démos, les mix, les faces B, et j’en passe, vraiment une mine pour redécouvrir ce manifeste de contre-culture finalement tellement symbolique de l‘époque, avec tous ces excès.

Stephan Triquet

Frankie Goes to Hollywood – Welcome to the Pleasuredome
Labels : Zang Tuum Tumb Records. Distribué par Island Records.
Publié le 28 octobre 1984
Réédité en version super-deluxe par Universal BMG en 2024.

[1] A tel point qu’il monopolisera presque toute la nuit du 30 mai 1984 l’antenne de la BBC 1 le soir de la finale de la Coupe des clubs champions remportée par le Liverpool FC à Rome en 1984, aux tirs au but.

[2] que l’on peut voir par exemple ici.

[3] Cf. A. Harrison article publié dans World Magazine en mai 2010.

[4] Voir cet article du Guardian de A. Needham du 19 septembre 2024 à l’occasion de la sortie de la version superdeluxe de l’album. ‘This was not a fair deal’, en langage juridique châtié.

[5] rapportés dans ‘Le nouveau dictionnaire du Rock’ sous la direction de M. Assayas, Bouquins Editions, 2024.

[6] Publié en 1816 sous le titre ‘Kubla Khan, or a vision of a dream. Fragment.’

[7] Voir cet intéressant article de Ben Gilbert ‘How we made Relax’ publié dans le Guardian le 2 août 2021.

[8] Voir T. Warner, Pop music : technology & creativity – Trevor Horn and the digital revolution, Ashgate Publishing 2003.

[9] Dans le magazine Jamming !, interview par C Heath, avril 1985.

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