5+5 = Les disques préférés d’Adrien Legrand

Découverte de l’année 2019, Adrien Legrand n’est pourtant pas un inconnu puisqu’on le connait déjà pour sa participation aux groupes caennais Gandi Lake et Veik. En attendant son 1er album, il nous livre 10 disques qui lui tiennent à coeur.

adrien legrand

Musicien au sein de Gandi Lake et Veik, le Caennais se lance en solo avec des chansons pop aux guitares ondulantes et à la voix tranquille dans un style qui évoquera notamment celui de Bertrand Burgalat ou de Chevalrex : même aisance dans les mélodies, même soin apporté aux arrangements, même façon de mélanger légèreté et profondeur dans les textes. Et même s’il porte un nom qui évoquera un autre talentueux compositeur de musiques Pop (pour le cinéma) disparu récemment, ce Legrand là n’a pas à rougir de quoi que ce soit tant il se dégage une forme de maîtrise évidente à l’écoute des chansons comme Notre amitié, Là-haut, Impression, De belles histoires et Si loin déjà. Une très belle impression, en somme.

5 disques du moment :

Anderson .Paak, « Ventura »

J’explore le R’n’B contemporain depuis septembre dernier, il était donc difficile de ne pas tomber sur Anderson .Paak, et sur son dernier album, « Ventura », véritable concentré de musique noire américaine, entre hip-hop, r’n’b, soul et jazz. Magnifique.

Benny Sings, « City Pop »
Sûrement un nom d’album faisant référence à ce courant musical japonais des soixante-dix et quatre-vingt, que j’affectionne tout particulièrement. Quoi qu’il en soit, le septième album de cet hollandais m’a littéralement retourné, tant par les mélodies de ses chansons et ce groove transpirant à chaque mesure, que par sa production au cordeau.

Bertrand Belin, « Persona »
Le précédent album de Bertrand Belin, « Cap Waller » m’avait déjà beaucoup marqué, là c’est encore autre chose. Il y a un truc introspectif dans ce nouvel album qui m’emmène encore ailleurs, et cette élégance dans la composition, c’est d’une beauté rare et d’un tel naturel. Grand album d’un grand monsieur.

Infinite Bisous, « Period »
J’ai découvert Rory McCarthy sur scène, comme pas mal de gens, quand il accompagnait Connan Mockasin et Mac Demarco. Puis j’ai découvert son premier album sans savoir que c’était lui, c’était énorme, tellement doux et plein d’émotions. Le lien s’est fait après, et je n’ai finalement pas été étonné. Là, ça maintenant fait plusieurs semaines que je me repose dans son deuxième album.

Les Louanges, « La nuit est une panthère »
Le R’n’B, la pop, le funk et le jazz, tout ce que j’aime se retrouve dans le premier album de Vincent Roberge alias Les Louanges, mais quand j’ai constaté à la première écoute que ça chantait en québécois, j’ai pris une vrai claque, je n’avais jamais entendu ça.

5 disques pour toujours :

Tame Impala : « Lonerism »
Kevin Parker a véritablement créé un son qui lui est propre, c’est indéniable, et pour moi, cet album en reste la représentation parfaite, c’est clairement sur celui-ci que ses chansons m’ont intimement atteintes, à tous les étages. Je ne dirai jamais assez que cet album a grandement participé à mon éducation musicale.

The Beach Boys, « Pet Sounds »
Une merveille pop d’un autre temps, d’un temps que je n’ai pas connu bien évidemment, mais à chaque réécoute pourtant, c’est la même redécouverte, cette même émotion d’écouter un grand album, d’une rare préciosité. Brian Wilson fait partie de ces gens capables de me prendre aux tripes en quelques secondes.

Mild High Club, “kiptracing »
J’adore l’approche musicale d’Alexander Brettin, l’homme qui se cache derrière Mild High Club, fragile, défoncée, hautes en couleurs mais terriblement pop dans l’âme. Ce deuxième album, plus produit que le premier enregistré sur un quatre piste, n’a pour ainsi dire jamais quitté mon téléphone depuis sa sortie.

Frank Ocean, « Channel Orange »
Un album que j’ai découvert sur le tard, en septembre dernier à vrai dire, incroyable quand on sait le bruit qu’il a fait à sa sortie. Cela reste l’album qui m’a littéralement ouvert les portes du r’n’b contemporain, pas étonnant vu le niveau du mec en termes d’écriture, de composition et d’interprétation.

Timber Timbre, « Hot Dreams »
Un album à l’ambiance particulière, sombre, très cinématographique, qui vous prend de la première à la dernière chanson. Je me souviens de l’énorme claque que j’avais pris en écoutant la chanson « Hot Dreams », je m’étais dit qu’il était encore possible d’écrire des slows en 2014, et qu’il le fallait.

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