La très attendue saison 2 de The Gentlemen conserve tout ce qui faisait le sel de la première, avec un habile mélange entre humour, action et coups tordus, avant de virer vers quelque chose de plus sombre dans la seconde partie. Encore une réussite pour Guy Ritchie !

Pour cette seconde saison, on retrouve pour ainsi dire tous les personnages de la saison un, avec toujours en tête d’affiche Eddie, interprété par le beau gosse Theo James, jeune noble de sa gracieuse majesté que l’on surnomme « le duc ». Il a gagné en épaisseur et veut désormais faire sa place dans ce business et, si possible, gagner encore en influence.
Fini le jeune aristo un peu naïf de la saison 1, place au businessman sans état d’âme prêt à tout pour gravir les échelons. À ses côtés, on retrouve son associée, la brune italienne Susie Glass, incarnée par Kaya Scodelario, parfaite une fois de plus, et formant un duo très complémentaire avec son compère, dans une association de malfaiteurs chics à la tête d’une production de cannabis gérée par un chef chimiste toujours aussi drôle.
Pour cette saison deux, tout démarre avec, pour le duc et son amie, l’idée d’influencer le vote d’une loi visant à légaliser la consommation de cannabis au Royaume-Uni. La seconde partie, beaucoup plus sombre, consiste en une histoire de vengeance dont on ne dira rien, sous peine de méchamment divulgâcher.
Une série donc en deux parties assez distinctes, avec une première plus légère, plus fun, un peu à l’image de la première saison, et une seconde beaucoup plus tendue, avec des scènes d’action assez fortes, dans laquelle notre héros, Eddie, se montre sous un jour nouveau, plus sombre, plus tourmenté, partagé entre des sentiments ambivalents.
Mais globalement, on retrouve à peu près tous les bons ingrédients de la saison un, avec un équilibre parfait entre action, baston, romance, coups tordus, suspense et regards qui tuent, le tout porté par des dialogues savoureux, dans des décors verdoyants, entre villas et châteaux de luxe, que ce soit en Italie ou en Angleterre, filmés en vues aérienne.
Autant dire qu’on ne s’ennuie pas une seconde durant ces huit épisodes de très bonne facture, parfaitement mis en scène. Guy Ritchie s’y amuse, pour notre plus grand bonheur, à transformer le crime organisé en un gigantesque terrain de jeu pour aristocrates britanniques en costume trois pièces. A ne pas manquer !
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Benoit RICHARD
