Chroniques Express 100

MIDAS FALL / MANU / HK119 / DAVID GRUMEL / DOTSY DOT / V.O / THE POPOPOPOPS / SLOW EARTH / NICKEL PRESSING / DJ KOZE / GENERATIONALS / THAT OBSCURE OBJECT OF DESIRE / OSLO TAPES / ARCHIPEL & BABE / YOUNG GALAXY / WAMPIRE / ALEXANDR VATAGIN

 

MIDAS FALL – Wilderness

Midas avait ce pouvoir de changer le plomb en or. Dans une cruelle ironie, Midas Fall semble avoir le pouvoir inverse. La faute, non pas à  la musique, mais à  l’interprétation de Elizabeth Heaton, dont les affêteries et les simagrées vocales feraient passer Lorenna Mc Kennitt, Tori Amos (Heaton a ce genre de timbre), pas vraiment des modèles de sobriété. On a envie de dire à  cette jeune anglaise que »trop de sensibilité tue la sensibilité » et que sa présence, tellement à  fleur de peau (on la frole et elle éclate sans doute en sanglot) finit par agacer là  où il voudrait toucher. Pour le reste, la musique, un mélange de post-rock et de dream-pop rehaussé d’électronica, fait bien le job. C’est du bel, ouvrage, quoique de plus en plus classique et, allant sur des sentiers musicaux de plus en plus, largement empruntés (de Jeniferever à  Explosions in the Sky). On rêverait donc d’un Wilderness entièrement instrumental. Dommage pour nous. (2.0) Denis Zorgniotti
Monotreme records – Avril 2013

 

MANU – La dernière étoile

Pour tout vous dire, je n’ai jamais vraiment été fan de Dolly, sorte de croisement honnête, entre Cranberries et Autour de Lucie. Une musique bien faîte mais un peu lisse. , Pourtant, il serait injuste, de ne pas trouver un talent de mélodiste chez celle qui fut la songwriteuse du groupe. Suivi par un public fidèle, Manu continue l’aventure en solitaire, ayant amené dans son sillage Nikko, l’ancien guitariste de, Dolly, , et poursuivant son oeuvre pour une pop ligne claire parfois plus saturée mais toujours francophone. Un cran au-dessus que Rendez-vous, son premier disque sorti en 2008, La Dernière Etoile ne démérite pas et ne comporte aucune fausse note. C’est une bonne nouvelle mais ce n’est pas non plus excitant : des mélodies de bonne élève, une jolie voix de douce un peu stéréotypée, des, arrangements et des structures ultra classiques…, mais rarement, le petit truc en plus qui fait que la musique n’est pas, ce long fleuve tranquille un peu tiède (« FM » diraient certains). Les quatre derniers titres de La Dernière Etoile font, pour la peine, bonne figure. Sans être le Paradis, le morceau permet à  Manu de donner le meilleur d’elle même dans le style qu’elle s’est choisie. Il y a Talk (about) en anglais dont on appréciera le sax en liberté et le flegme un peu psychotique. Il y a Je pars avant qui allie gimmick de guitare malin et sonorités de mellotron cosmique. Mais le grand morceau n’est pas à  prendre à  la légère, contrairement à  son titre. Celui-ci fait vraiment mouche. Dommage que tout le reste s’apparente à  une pop rock sincère, comme on en produit au kilomètre. Si vous aimez ça, ne vous en privez surtout pas ! (2.5) ou (3.0) suivant l’humeur Denis Zorgniotti
Tekini records / Absilone – Avril 2013

 

HK119 – Imaginature

Heidi Kilpeläinen s’est choisi un nom en forme de barcode. Normal, cette véritable artiste, alliant le visuel à  la musique, a choisi de mettre la critique  de la société de consommation au centre de son travail…tout en s’affichant elle-même comme un pur produit de cette société. Avec Imaginature, elle propose même l’antidote au consummérisme ambiant : le retour à  la nature et l’art (un peu comme Gudrun Gut récemment). HK119 pourrait, être la combinaison,  de Bjork, Goldfrapp, Nina Hagen et de Lady Gaga ; on hésite, en effet, entre talent et opportunisme, vraie transgression et intelligence marketing, présence charismatique de diva (presque Shirley Bassey sur Moss) ou chanteuse volontairement grand public. En tout cas, HK119 est le pur produit de son époque, recyclant beaucoup : un peu de dub, un peu d’orientalisme (Adailson ou les 1001 nuits version électro ?), un peu de minimalisme 80’s, (Iceberg, très bien d’ailleurs), cette électro-pop va chercher un peu partout de quoi enrichir ses bases de départ. Co-écrit et co-produit par Christoffer Berg (Depeche Mode, Fever Ray, The Knife), Imaginature est peut-être le prototype de ce que la variété internationale peut être en 2013 : ultra référencée, grand public mais porteuse quand même de bons moments avec ses habillages électroniques et autres expérimentations sonores parfaitement assimilées. Une forme qui rend meilleur un fond plus passe-partout. (3.0) Denis Zorgniotti
One Little Indian – Avril 2013

 

DAVID GRUMEL – Unreleased

Parmi les plus beau gâchis des années 2000, David Grumel figure, bien malgré lui, en bonne place., En son temps, l’homme séduisit le très, fréquentable, Bang Gang et donna envie à  l’Islandais, de produire son premier album. Et bien qu’une des musiques de cet album tourna en boucle à  la télévision (comme musique de pub…la notoriété est dès lors invisible), Beaurivage n’arriva jamais à  parvenir aux oreilles de son public potentiel ; mal vendu par son label (Naîve), et, boudé par les grandes radios hexagonales, frileuses et pour tout dire imbéciles. Sans doute dépité, Grumel est depuis passé à  autres choses (producteur, pour Loren Lopez, SoeJoe ou Gaz Newton) , et sort,  en catimini (comprendre »sans label ») quatre inédits antérieurs à  la période Beaurivage. A, l’écoute de ces Unreleased, le constat est d’autant plus amer : Grumel avait vraiment de quoi attirer dans son sillage un large public ; il en avait le talent et le potentiel commercial. Même laissés de côté en leur temps, les titres ont fière allure et expriment toute la palette du Savoyard. Un amour pour la musique romantique distillée, ici, dans une musique lounge élégante (Song for Zeebee). Un intérêt certain pour la musique black qui, s’exprime aussi dans, un art du sampling (Lady Penelope, sur un discours de Jesse Jackson, fait un lien,  entre Stevie Wonder et Dj Shadow). Des ambiances fluides de musique de film, mises dans un rythme trip hop (Firelight, anciennement générique d’une émission de TV anglaise). 1971, première mouture d’un titre de Beaurivage, révèle un Grumel moins rêveur et nettement plus speed. Mais toujours avec cet amour des, pianos électriques, et une distinction permanente. David Grumel fonce à  toute allure mais tiré à  quatre épingles. Que voulez-vous, on ne se refait pas ! Tant qu’il y a de la musique, il y a de l’espoir. Donc découvrez, écoutez, il n’est pas peut-être pas trop tard. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoproduit – Mars 2013 Deezer

 

DOTSY DOT – s/t

Il y a des tissus doux au toucher et d’autres rêches. Pour les chanteuses, c’est un peu pareil. Certaines arrivent néanmoins à  combiner les deux sensations dans une même musique. Dotsy Dot est de cet accabit et le fait qu’elle reprenne à  la fois Sebadoh et Nina Simone témoigne du grand écart de sa musique. Pour la reprise de cette dernière (feeling good), la chanteuse, adopte d’ailleurs une voix soul mais aussi une guitare électrique fruste ; comme si la lady était passée du côté PJ Harvey de la force. Pour le reste, cette première demo a tout pour être charmante (chant printanier, arrangement acoustique, percussion alerte)et rapprocherait Dotsy Dot de The Rodeo. On hésite entre , la légèreté du naturel et le brut de la rusticité et c’est finalement dans le second que tombe le disque dès que des interventions plus rock viennent un peu muscler le propos (Mum). Angil, co-auteur des chansons, n’est sans doute pas étranger dans cet empêchement de tourner en rond. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoproduction – Février 2013 Bandcamp

 

V.O – On Rapids

En 2013, le secret le mieux gardé de la Belgique en matière de pop s†˜appellerait, VO. Car après le somptueux album de , , Balthazar paru a la fin de l’année 2012 et adoubé par la planète pop qui se respecte, on a le droit de se réjouir à  nouveau cette année avec cette formation Bruxelloise conduite par, Boris Gronemberger, (ancien musicien pour, Françoiz Breut, ou encore le groupe, Raymondo)., Avec ce projet dont on découvre aujourd’hui le troisième album après, Obstacles, en 2008 et Pictures, en 2005, on peut dire que le garçon touche à  la perfection grâce notamment à  des arrangements cuivrées de très belle facture qui viennent enrober des compositions pop rock intenses, enregistrées et mixées par John Mc Entire, (Tortoise, The Sea and Cake). Et si cet album d’un très belle longueur aurait,  très bien pu paraître sur le label Unique records, c’est bel et bien sur le bon petit label belge, Humpty Dumpty Records, qu’il est à  découvrir (4.5) Benoît Richard
Humpty Dumpty Records – Février 2013

 

THE POPOPOPOPS – Swell

D.’abord il y a la pochette du disque, avec cet homme au visage buriné, au regarde perçant, à  l’oeil malin « Un cousin de, Clint Eastwood, peut-être ? En tout cas, c’est une belle entrée en matière, pleine de curiosité, pour découvrir un disque de pop juvénile,  imaginé par quatre rennais remarqués en 2009 par une victoire au concours, inRocKs lab., Quatre années ont passé et on les retrouve avec un premier album, bien dans son époque, dominé par un son electro-pop un peu passe-partout mais suffisamment convaincant et stimulant pour que l’on ait envie de se repasser, Swell, une paire de fois et découvrir ainsi une suite de titre plutôt contrastée qui rivalise par instant avec le meilleur de, Phoenix. Une belle performance pour un groupe encore jeune mais à  la maturité déjà  appréciable, et qui bénéfice, en plus ici, d’une production irréprochable, pour mettre en valeur une poignée de singles qui devraient permettre aux Rennais de faire un peu de chemin en cette année 2013, ! (3.5) Benoît Richard
ZRP – Mars 2013

 

SLOW EARTH – Latitude and 023 (EP)

Slow Earth cultive un sacré secret sur son origine : la bio annonce une ville industrielle d’Europe de l’Est mais le site internet est basé en Suède. Peu importe, cet EP, mixé par Dan Leffer (U2, Muse, RHCP), peut trouver son public sans avoir besoin de traçabilité. Avec Slow Earth, on se retrouve bel et bien dans un esprit 90’s, , élégiaque et new wave, avec envolée épique et sombre dessein. Plutôt bien fichu au demeurant (Self-Formed), le groupe, très anglais dans l’esprit, évoquera quelques noms oubliés : Strangelove, Puressence, Whipping Boy. Plus direct et brit-pop, Change Nothing peut aussi réveiller de sa torpeur une vieux fan de Blur ou de Supergrass. Dommage que la beauté voulue par Slow Earth transporte aussi quelques ringardises :  semblant sortir de fumigènes,, Identity, et son côté, Forever Young (le classique gnan gnan d’Alphaville) laissera l’auditeur dubitatif. Et je ne parle même pas de la pochette. Attendons le long format pour statuer définitivement sur ce mystérieux groupe qui, aux dernières nouvelles, serait Ukrainien., (3.0) Denis Zorgniotti
Autoproduction – Mai 2013

 

NICKEL PRESSING – Who Decides ? (EP)

Il était pour le moins normal que Nickel Pressing trouve refuge sur le label anglais de LO Recordings à  l’instar de leur ami de , Gablé. Les Lyonnais sont aussi inventifs qu’explosifs. A leur premier Uncanny,, , fait suite , Who Decides ? un nouvel EP qui explore de nouvelles voies possibles d’être un groupe punk/noise en 2013. Le trio donne envie de dresser une liste d’adjectif aussi antinomiques que marquants : martial, débridé, groovy, grinçant, sauvage. Et de l’autre, une suite de références incontournables que le groupe rajeunit irrésistiblement : Kraftwerk, Sonic Youth, Talking Heads, Who made Who, Cure. A vous d’imaginer ce que Nickel Pressing, aussi talentueux qu’insaisissable peut faire avec ça. Et le tout, avec un violon, une basse, une batterie, des synthés, des mélodies (si, si) , et même une émotion étonnante et fragile. Laissez-vous surprendre. (4.5) Denis Zorgniotti
LO Recordings / La Baleine – Avril 2013
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DJ KOZE – Amygdala

Avec un humour et une décontraction qui fait plaisir à  voir, et surtout à  entendre, notre allemand, DJ Koze/Stefan Kozalla, ne se prend pas vraiment au sérieux comme on peut le vérifier sur la pochette de son nouvel album…sans doute en hommage à  Don Quichotte ?, Et pourtant, on aurait tort de ne pas prendre au sérieux ce garçon absent depuis 9 ans et qui nous revient avec ce Amygdala, un amour d’album de House music, facile à  danser, chaleureux et planant comme on en fait encore chez, Pampa., Avec ses 77 minutes au compteur et des titres souvent très élaborés, le nouveau DJ Koze, a de quoi,  un peu dérouter au départ, et peut même se révéler un poil bourratif sur la longueur, la faute sans doute à   quelques titres un peu plus faiblards que d’autres., Pourtant, en le dégustant par petites touches, on parviendra quand même à  en apprécier toutes les nuances et à  passer finalement un agréable moment en sa compagnie., (Bien) entouré de Caribou, Apparat, Ada, Matthew Dear,, Milosh,, Rhye, DJ Koze, réussit là  un disque qui mérite d’être décanté un peu mais qui délivrera toute ses saveurs au fil du temps.(3.5) Benoît Richard
Pampa / la Baleine – Mars 2013

 

GENERATIONALS – Heza

On avait plutôt aimé le duo, Generationals, sur ses deux précédents albums, pop et pleins de promesses. On les retrouve 3 ans plus tard avec cette nouvelle production qui confirme que l’on avait bien raison d’y croire tant ce Heza, synthétise tout ce que l’on peut apprécier dans la pop indé quand elle est enjouée et pleine de simplicité comme c’est le cas ici., Car, comment ne pas succomber au charme de cet album ? Et en premier lieu à  celui du single (Spinoza) qui ouvre le bal. La suite n’est pas en reste, avec une succession de titre charmants et terriblement accrocheurs, arrangés avec sobriété, sans chichi, mais avec toujours (et c’est sans doute ce qui fait la force principale de cet album), des mélodies travaillées et rayonnantes, matinées d’électro »juste ce qu’il faut pour rivaliser avec les grosses écuries électro-pop du moment., Heza, est l’album pop parfait du moment ! Un album suffisamment nuancé pour que l’on ne s’y ennuie pas un seul instant. Alors quoi de demander de plus..? (3.5) Benoît Richard
Polyvinyl records / La Baleine – Avril 2013

 

THAT OBSCURE OBJECT OF DESIRE – Honestly (EP)

Cet Obscur objet du désir, le film de Bunuel aurait-il trouvé son pendant musical ? A la fois envoutant et sulfureux. ,  C’est sans doute le but affiché de ce duo parisien, Astrid (voix) et Laurent (Machines), celui de proposer un trip hop charmeur qui couve en son sein des réminiscences gothic rock, électro-indus et dream pop. Une musique rouge (passion) et noire (désir). Le principe n’est pas nouveau, d’Archive à  Sneaker Pimps, mais il faut avouer qu’en cinq titres parfaitement ficelés, TOOOD remplit son objectif et les attentes de ses auditeurs potentiels. La voix diaphane et sensuelle d’Astrid se fraye un passage dans les paysages , déployés par Laurent, des à  pic vertigineux, des vallées au relief plus chatoyants. Un Honestly taillé pour plaire aux plus grands nombres, mais qui ne déçoit pas ; un Overload, encore supérieur,, donnant un sensibilité féminine à  l’ambivalence tourmentée d’un Trent Reznor et in fine, une reprise du Requiem pour un con qui fait entrer l’obsédant titre de Gainsbourg dans l’univers plus contemporain de Radiohead. That Obscure Object of Desire a tout juste. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoproduction – Avril 2013

 

OSLO TAPES – s/t

Toute proportion gardée, Oslo Tapes est un peu le Crime and the City Solution italien. On retrouve , là  le projet d’un seul homme, Marco Campitelli de The Marigold, sur lequel s’agglomèrent des invités venant d’horizons différents : Amaury Cambuzat (Ulan Bator, Faust), Nicola Manzan (Bologna Violenta), Gioele Valenti (Herself), Ferrucio Persechini et Irene Antonelli (TV Lumiere)…. Il y a ce même appétit d’exploration et d’expérimentation au sein d’un rock tendu et chaotique. Epoque oblige, Oslo Tapes est moins influencé par le punk des années 70 que par la noise, le hardcore ou le post-rock des années 90. Cela donne une musique parfois violente avec des guitares en forme de poil à  gratter (Les élites en flamme, Attraversando) ou un violon psychotique sur une basse lourde (Algue) mais pas seulement : Elogio, dissipe les orages et tend à  retrouver une belle fluidité atmosphérique. D’autres titres redessinent l’Ouest Américain, à  l’instar de Crime and City Solution justement ou même Joshua Tree d’un U2 qui serait devenu underground, mais le cadre semble désormais fait de fils barbelés. Mais c’est encore , Impriting, qui résume à  lui-seul – et en 9′ – , l’art de Oslo Tapes pour nous perdre dans les méandres d’un (post) rock bouillonnant. Le morceau , vaut largement un Godspeed You ! Black Emperor avec une puissance de feu identique et une structure qui joue les montagnes russes. (3.5) Denis Zorgniotti
Deambula Records / Acid Cobra Record – Mars 2013

 

ARCHIPEL & BABE – Split EP

Un bon EP vous donne par définition envie d’en écouter plus. La frustration est d’autant plus grande qu’il s’agit d’un split EP avec deux titres (seulement) d’Archipel et de Babe. Deux émanations des Altas Mountains, le groupe de , de Fránçois et deux personnalités intéressantes – pour ne pas dire plus. Archipel réussit à  réunir des îlots musicaux séparés par un océan : le groupe puise dans la musique africaine son âme, que ce soit dans le chant, le jeu de guitares ou la rythmique, mais cette émotion terrienne se retrouve propulsée dans un monde de synthés analogiques et d’esprit lo-fi (Polder particulièrement jouissif). Babe, projet solo de Gerard Black, n’est pas en reste et pratique un autre genre de grand écart : on sent l’influence d’une soul blanche, d’une pop mélancolique ou de la musique de film, mais la relecture électronique de ce matériau particulièrement touchant transcende le tout dans une modernité à  fleur de peau, mélodiquement, harmoniquement et humainement de qualité supérieure. Vivement les deux albums ! (4.5) Denis Zorgniotti
Another record – Janvier 2013  Bandcamp

 

YOUNG GALAXY – Ultramarine

Au départ on n’y croit pas vraiment, on ne pense pas aller jusqu’au bout, et puis au fil des titres, on accepte finalement de se laisser porter par la dream pop classique mais élégante, bien fichue et surtout très variée de ces Montréalais., Pourtant, après un précédent album, , pop chillwave en demi-teinte, bien moins personnel et abouti que ne peut l’être celui-ci, le groupe a su rebondir, affiner son écriture et sortir des chansons nettement plus convaincantes, dans un style qui n’est pas sans évoquer, par moment, celui, plus brillant encore d’ Austra. Et même si elle n’évite pas totalement certains tics un peu agaçants, la musique des Young Galaxy a gagné en intérêt avec ce »Ultramarine » se révélant être un album fort plaisant. (3.5) Benoît Richard
Paper Bag records / La Baleine – Avril 2013

 

WAMPIRE – Curiosity

Wampire, et non vampire… pourtant, Rocky Tinder, et Eric Phipps, les deux garçons à  la tête du projet,, auraient de quoi vampiriser vos nuit avec ce premier album bien caverneux qui déboule dans la foulée du prometteur single »The Hearse » sur lequel on retrouvait en face B »Das Modell » reprise délicieusement lo-fi, aux accents post-punk du fameux titre de Kraftwerk.
Sur ce long format, nos deux lascars à  cheveux longs et bien peignés, installés à  Portland en Oregon, délivrent un synth-pop garage plutôt originale, un peu comme une version chic et branchée de Ariel Pink, mais une version plus franchement pop et qui, par moment, rappelle également le travail de John Maus, les corbeaux en moins., Album court et sans temps mort, »Curiosity » est un premier jet tout à  fait intéressant, jouant la carte dance-floor et indie sans réelle distinction mais avec un talent certain pour mélanger les ambiances un peu glauques avec des mélodies festives et entrainantes. , (3.5) Benoît Richard
Polyvinyl Records/La baleine – mai 2013

 

ALEXANDR VATAGIN – Serza

Boss du très fréquentable label autrichien, Valeot records (Peter Kertis, Werner Kitzermüller, The Pattern Theory), Alexandr Vatagin réalise aussi sa propre musique à  travers des albums qui apparaissent au prime abord, comme des odes,  entièrement dévolus au laptop et aux ambiances sonores minimalistes., , Pour, Serza, enregistré entre 2007 et 2012, le musicien, violoncelliste lui-même en plus d’être électronicien, fait appel à  des instrumentistes, amis, (Pawn, James Yates de Epic 45 et Pattern Theory, Martin Siervwert de Radian, les membres de Tupolev, ceux de, Port Royal…), chacun apportant pierre après pierre un relief différent à  ce fragile édifice mouvant. Dès lors,  une touche de guitare électrique et une frappe de batterie donne une coloration post-rock (Elbe, Mantoya), quelques accords de piano amènent la musique dans un versant jazz ou classique (Sur la douce, march of the dancing barriers). L’album reste minéral et, renouvèle le, principe, du less is more. Vatagin préfère l’introspection, l’impressionnisme et l’émotion rentrée. Un joli moment à  qui sait prêter l’oreille. (3.5) Denis Zorgniotti
Valeot Records – Avril 2013 Bandcamp
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