5 + 5 Imagho

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Jean-Louis Prades, alias Imagho, vient de sortir Méandres, un nouveau disque instrumental dont il a le secret. Entre rock, folk, jazz et musique électronique, l’album est sacrément ouvert. Tout comme son compositeur ; la preuve avec son 5+5

5 derniers albums achetés :

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Guillaume de Machault – messe de Nostre Dame

Nous avons viré la télé du salon et avons réinstallé la platine vinyle, à  la place. Ma collection de vinyles est maigre, j’avais tout vendu à  l’arrivée du cd. Je fouine dans les vide-greniers et chez Emmaüs pour la reconstituer. Ces chants du 14ème siècle sont ma toute dernière, trouvaille, il suivent les achats de chants grégoriens et de liturgie orthodoxe que j’ai faits récemment. Je suis très réceptif à  la musique sacrée en ce moment.

The Smiths – The Queen is Dead

Un vinyle, trouvé sur le bon coin, en très bel état. Je n’écoutais pas, les Smiths à  l’époque, ça m’est venu beaucoup plus tard. La voix de, Morrissey, avec la rondeur du vinyle, est absolument incroyable de, présence. Très belle pochette double, chouette photo du groupe à , l’intérieur, je suis ravi de l’avoir acheté.

The Cure: 17 seconds / pornography / the top / kiss me kiss, 
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Le gars qui vendait le vinyle des Smiths vendant aussi plein d’albums, de Cure. J’ai pris ceux que je n’avais qu’en cd. Des 4, c’est Pornography qui me plait le plus, noir, dur, froid, pesant, saturé. Un disque à  part dans leur discographie, le »Beaster » de Robert Smith.

Pink Floyd – More

L’un des disques les plus faibles de Pink Floyd, musique du film du, même nom qui traite de la drogue. Pas mal de morceaux en roue libre, simples illustrations sonore de ce qui se passe à  l’écran. C’est pourtant un de mes préférés, car le groupe se lâche, n’intellectualise, pas. Je l’ai acheté pour les nappes d’orgue, la batterie de »main theme » les notes plaintives de guitare bluesy…Le vinyle a bien tourné, le son est un peu atone.

Marianne Faithful – Broken English

Encore une trouvaille de vide-grenier! Je ne connaissais pas le, disque, le prix m’a attiré, quel risque y -a-t-il à  acheter un album à  2 euros ? Grand disque, désenchanté, désabusé, production très datée année 80 mais sans kitsch, une sorte de »gros son new yorkais » plein de, belles basses, et des textes impudiques et francs. J’aime beaucoup.

5 albums pour la vie :

Nick Drake , – Pink Moon

Que dire de son disque préféré? Impossible à  décortiquer, impossible à , réduire à  une recette. Le talent à  l’état pur. Une guitare, une voix, du texte, une interprétation parfaite, aussi bien musicalement que vocalement, et surtout, l’émotion à  fleur de peau.

Robert Wyatt – Rock Bottom

La douleur et l’espoir ensemble pour faire un grand, grand disque., Robert Wyatt, par un coup du sort, est obligé de changer ses habitudes pour s’exprimer, il compose différemment, il chante plus. La production de Nick Mason, brumeuse et lancinante, sert parfaitement le propos.

King Crimson – Red

Je ne suis pas un fan de King Crimson, dans le sens où je n’aime pas, tout ce qu’ils ont fait. Je n’aime d’ailleurs pas le rock progressif. Mais Red m’accompagne depuis plusieurs décennies maintenant. Le jeu est live, le son plein, la tension se relâche rarement et surtout,, quand elle monte, elle semble ne jamais vouloir s’arrêter, comme dans le final de starless, qui m’écrase encore, après toutes ces écoutes. Bill Bruford y est magistral et sa batterie n’a jamais aussi bien, sonné, Fripp est crispant à  souhait, si personnel dans son approche, si musical.

Bill Frisell – Where in the world

J’ai joué du jazz à  une époque, j’en écoute encore pas mal, et je ne, pouvais pas faire un top 5 sans jazz. Mais le jazz me plait surtout quand il véhicule la noirceur qui me touche tant dans les autres musiques. Where in the world, est lent, grinçant, mélodique et déprimé, un vrai disque de sadcore, des plans fixes brumeux sur des sujets qu’on devine à  défaut de les distinguer. Tout sauf frontal et évident.

Sonic Youth – Sister

Parce que ce qui me remue le plus, depuis toujours, c’est le rock, l’énergie physique et sensuelle (pour ne pas dire sexuelle) du rock n’roll. J’aurais pu citer fun house, fire of love, live at leeds,a taste for bitters, unknown pleasures, overkill, black metal, et plein d’autres, mais Sonic Youth est le groupe qui m’a rouvert les yeux quand je suis allé me perdre dans le jazz et m’a fait sentir à  nouveau à  quel point le rock est fondamental pour moi. Je ne me suis, plus jamais passé du rock depuis.

PLus :
Chronique Benzine
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