The Tales People Tell : 1er album parfait du leader des Monophonics, Kelly Finnigan

Il y a un petit nouveau sur la scène Soul Californienne et il n’est pas là pour plaisanter. Avis aux concurrents, soyez forts, Kelly Finnigan est dans la place et compte bien y rester.

Kelly Finnigan
(credit: Whitney Pelfrey)

The Tales People Tell est un album qui marquera les esprits, tant ceux de la soul, du jazz, de la pop… ont dû bercer Kelly tout petit. Il faut dire qu’il est le fils du fameux chanteur et organiste Mike Finnigan, ayant joué entre autres pour Etta James, Taj Mahal, Joe Cocker, Dave Mason, ou Jimi Hendrix (sur l’album Electric Ladyland en 1968), et que l’on ressent toutes ces influences sur sa musique.  Pourtant fan de Hip-Hop à l’adolescence, c’est en cherchant les histoires de ces samples qu’il a plongé dans la Soul pour finalement suivre les pas de son père… ce qui n’était pas son plan de carrière au départ.

Kelly Finnigan – The Tales People TellKelly Finnigan on le connait comme leader / claviériste du groupe de Soul psychédélique Californienne The Monophonics qui officie depuis 2010, et avec lequel il a multiplié les rencontres durant les tournées internationales du groupe. En France, les Monophonics furent par exemple le backing band de Ben l’Oncle Soul pendant quelques années. En parallèle des Monophonics, Kelly a eu la chance de partager des scènes avec des stars comme Charles Bradley ou George Clinton, ce qui lui a sans doute donné envie de s’émanciper de ses potes. Que les fans des Monophonics se rassurent, le groupe n’est pas dissout et un nouvel album est même annoncé pour l’hiver prochain.

On commence l’écoute par I Don’t Wanna Wait un morceau qui nous fait chavirer avec ses chœurs doo-wop, et ou dès les premières secondes on se dit que l’esprit des Delfonics est présent et que cela annonce de bonnes choses.
Sa voix est incroyable dans ce registre de soulman, elle transpire d’émotions et chaque note fait son effet comme sur le délicat Catch Me I’m Falling, sans parler du Staxien I Called You Back Baby ou l’énergie, le rythme et même la voix nous font penser à Otis Redding.

Kelly s’est entouré de ceux qu’il pense être les meilleurs pour le mettre en valeur, ses potes des Monophonics bien sûr, puis les cuivres du Menahan Street Band, le guitariste Jimmy James, et une de ses idoles, le batteur James Gadson. Ils se sont tous mis au service des compositions de Kelly et cela donne un résultat bluffant de sincérité, on jurerait avoir fait un bon de 50 ans en arrière. Même le père Mike Finnigan donne de sa personne sur Can’t Lem Him Down le morceau qui clôture le disque. Une manière sans doute de valider le travail du fiston.

Il n’y a donc pour moi rien à jeter dans ce disque, j’ai beau essayer de trouver un défaut quelque part j’y arrive pas, c’est une merveille de soul 60’s avec un petit soupçon de psyché, entièrement écrit, composé, chanté, produit et arrangé par un Californien blanc de 38 ans avec un grand talent. Il chante toutes les souffrances de l’amour, ses difficultés, ses complexités et ses désillusions, des thèmes éternels et qui parlent forcément à tout le monde.

Arnold PIJOT

Kelly Finnigan – The Tales People Tell – 2019
Label : Colemine Records / Differ-Ant
Date de sortie : 26 avril 2019

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