Drugdealer – Hiding In Plain Sight : Michael Collins sain et soft

C’est encore une fois un vrai plaisir que de retrouver l’écriture ciselée et les chansons pop radieuses, très référencées de Drugdealer. Sur Hiding In Plain Sight, le Californien invite Tim Presley et Kate Bollinger pour  un résultat brillant.

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© Andrea Adolphy/Mexican Summer

On est gâté en matière de “feelgood music” nostalgique en cet automne 2022 ! Après Young Gun Silver Fox et leur épatant Ticket To Shangri-La, c’est au tour de Drugdealer de nous régaler avec un nouvel pop rétro et radieuse. Michael Collins, l’ex Salvia Plath et Silk Rhodes poursuit ainsi son exploration de la pop californienne des années 70 et même 80 après deux albums fort réussis : The end of Comedy en 2016 et Raw Honey en 2019.

Drugdealer – Hiding In Plain SightAvec la régularité d’un métronome, celui qui avait invité Weyes Blood, Mac Demarco et Ariel Pink à pousser la chansonnette sur ses productions passées, est de retour après presque trois ans de silence avec une nouvelle déclinaison de son style revisitant avec talent les belles années du soft rock. Toujours entouré de musiciens de renom, le Californien s’est attaché cette fois les services de Tim Presley (The White Fence) sur le titre Baby, Kate Bollinger sur Pictures of You mais également des artistes moins prestigieux (Bambina, Sedona, Sean Nicholas Savage) sur Posse Cut, chacun apportant à sa manière sa patte à cet excellent album.

Car on ne l’a pas encore dit, mais Hiding In Plain Sight est sans doute ce que Drugdealer a fait de mieux jusqu’à maintenant. Avec une manière de chanter de plus en plus affirmée, des compositions toujours aussi fluides et faciles à écouter, le garçon marche fièrement sur les traces de Steely Dan ou Fleetwood Mac, sans jamais perdre de vue les influences Lennoniennes qui collent à sa musique depuis ses débuts – et donc encore ici sur Hard Dreaming Man –, ajoutant même de belles références Jazz fusion sur l’instrumental To Live and Drive in LA.

Avec une aisance et une qualité d’écriture remarquable de bout en bout, des parties de saxophone qui coulent toutes seules, Drugdealer déroule tranquillement neufs chansons sans la moindre fausse note. Du grand art.

Benoit RICHARD

Drugdealer – Hiding In Plain Sight
Label : Mexican Summer / Modulor
Date de sortie : 28 octobre 2022

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