My Raining Stars – Toy Club : Comme un retour aux sources

Un an seulement après l’excellent Momentum, My Raining Stars est de retour avec neuf chansons marquées par la pop anglaise des années 90. Avec ses mélodies impeccables et ses guitares brit-pop, Toy Club est une nouvelle réussite qui ravira les amoureux de Ride et d’Oasis.

© Thierry Haliniak

Sur sa page Facebook, Thierry Haliniak (l’homme derrière My Raining Stars) partage régulièrement des chansons de groupes anglais (généralement des années 80 ou 90). Certains sont obscurs et oubliés, d’autres sont plus connus mais tous ont en commun d’incarner une certaine idée du rock indépendant, tel qu’on l’écoutait à une époque où l’on découvrait les nouveautés grâce à Bernard Lenoir ou aux Inrockuptibles. Nostalgie diront les grincheux. Sans doute… Mais on peut aussi voir dans le partage de ces vidéos YouTube l’affirmation d’une esthétique que Thierry Haliniak a en commun avec quelques grands noms du rock anglais, de Ride aux Charlatans, en passant bien sûr par Oasis.

L’année dernière, Momentum, le troisième album de My Raining Stars, nous avait enthousiasmés. Cela faisait bien longtemps que l’on n’avait pas entendu un album pop aussi immédiat et réussi. Avec Toy Club, My Raining Stars prolonge notre plaisir tout en puisant aux sources de son histoire. Thierry Haliniak a en effet confié les arrangements de ces nouvelles chansons à Didier Frahier, avec qui tout a commencé au début des années 90. A l’époque, les deux hommes font partie de Nothing To Be Done, groupe aujourd’hui oublié mais qui connut son quart d’heure de gloire en assurant les premières parties des Boo Radleys ou de Moose. Depuis, Didier Frahier enregistre ses propres (très bonnes) chansons sous le nom d’E-grand mais les deux musiciens sont restés très proches. Didier Frahier avait arrangé le premier album de My Raining Stars (From st. Saviour To Quickwell en 2008) et c’est donc lui qui a fait le mixage de cet impeccable Toy Club dont le mastering a été assuré par un certain Mark Garderner. On imagine sans mal le plaisir mais aussi l’émotion de Thierry Haliniak, immense fan de Ride, au moment de confier ses chansons à l’un de ses héros musicaux.

Jamais passéiste, la musique de My Raining Stars ne sent pas le formol : elle brille au contraire une nouvelle fois par son immédiateté. Il ne suffit que de deux ou trois écoutes pour que ces chansons s’installent en nous et que l’on se mette à les fredonner. Dès Wherever, on reconnaît la capacité de Thierry Haliniak à composer des chansons simples (guitares, basse, batterie) mais d’une parfaite efficacité mélodique. Le reste du disque sera à l’avenant, avec quelques très belles réussites qu’il convient de souligner. Silent Girl est sans aucun doute la chanson la plus émouvante de l’album. Plus loin, In His Heart ou Fine sont deux très belles pop songs empreintes d’une mélancolie qui sied très bien à la voix fragile de Thierry Haliniak. On pourrait ainsi égrener toutes les pistes d’un album qui brille par sa cohérence et qui se conclut de fort belle manière avec la très jolie ballade Till The Times Comes To Leave.

Musicalement, My Raining Stars n’a sans doute jamais été aussi proche du groupe des frères Gallagher, le Oasis de (What’s The Story) Morning Glory ou Be Here Now, l’emphase en moins. Bien évidemment, on peut difficilement comparer la production de ces deux classiques de la Britpop à celle, plus artisanale, de Toy Club. Le nouvel album de My Raining Stars ne joue évidemment pas dans la même catégorie, mais on ne peut néanmoins s’empêcher d’être admiratif devant le talent de ce musicien modeste (autre différence avec les frères Gallagher) et touchant.

My Raining Stars – Toy Club
Labels : Too Good To Be True records et Shelflife Records
Date de parution : 10 juillet 2026

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.