5+5 = les disques préférés de Natacha Tertone

Le retour de Natacha Tertone, avec un nouvel album, après une aussi longue disparition, il faut en parler. Ecouter son La Patience n’existe pas, aller la voir jouer sur scène le 21 avril, et se plonger dans son 5+5, qu’elle vient de nous livrer.

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Photo : Kaalisto Sorensen

Natacha Tertone avait surgi au début des années 2000 avec Le Grand Déballage, un premier album qui avait tout d’une promesse. Indie, exigeante, soniquement imprévisible. Puis le silence. Long. Le genre de disparition qui fait se demander si quelqu’un reviendra.

Elle est revenue. En 2023, discrètement d’abord, avec cette façon qu’ont certains artistes de réapparaître sans prévenir, comme si leur absence n’avait duré que le temps de brèves vacances. L’écriture est là, intacte et déplacée à la fois. La musique aussi : pop indé, électronique, expérimentations qui refusent de se laisser nommer trop vite. La Patience n’existe pas, sorti en mars, dit quelque chose rien que par son titre. Introspection, synthés, mélodies qui tiennent debout. Avec, en filigrane, cette question du temps qui passe, des chamboulements qu’on n’avait pas vus venir.

Le 21 avril, elle joue tout ça en vrai. Release party, Paris, le Zèbre de Belleville. À ne pas rater.

Et en attendant, voici sa sélection de 10 disques qu’elle écoute en ce moment, et de 10 autres qui ont compté pour elle.

5 disques du moment :

P2 – Pitou

Une inventivité jubilatoire qui ne renie pas pour autant la mélodie et la beauté dans certains titres plus bruts tirant vers la folk.

Léonie Pernet – Poèmes Pulvérisés

Intense et profond, magique sur scène, des productions ciselées en écrins à une poésie contemporaine qui fait mentir ceux qui disent que le français ne se chante pas bien.

Lisa Portelli – Absens

Sensible et puissante à la fois, elle soulève les coeurs l’air de rien avec sa voix délicate et son piano mâtiné d’électro et ouvre la voie à « arrêter l’idée d’être une chanteuse » dans son passionnant récit de fabrication d’album où sa poésie instinctive et brute s’impose sans prévenir.

Sofia Isella – I Can Be Your Mother

Son premier EP, par lequel je l’ai découverte, j’aime sa manière de mettre en valeur chaque micro-son du vivant, chaque détail de la voix, du violon… pour servir l’émotion en grand format et je n’ai qu’une hâte : la voir sur scène où elle déploie une présence dingue.

Blue Katrice – Inner Shelter

Une artiste de chez moi (le Nord) à l’univers envoûtant, qui déploie ses talents au delà de la musique et une présence scénique naturelle incroyable (sélection Inouïs 2026 du Printemps de Bourges)

5 disques de toujours (par ordre d’arrivée dans ma vie) :

Pink Floyd – Atom Heart Mother

Pour sa cinématographie et la démonstration que la musique ne souffre pas les cases, qu’on peut à volonté glisser d’un « genre » à l’autre sans jamais se trahir.

Tears for Fears – Songs From the Big Chair

Pour le voyage qu’il offre de la pop au jazz, et la voix de Roland Orzabal qui me touche infiniment, pour représenter la new wave qui m’a happée à l’adolescence !

Chostakovitch – Symphonie n°7 dite Leningrad, par l’Orchestre Symphonique National d’URSS dirigé par Evgeni Svetlanov

Pour sa puissance et son propos (contre les extrêmes, les vrais, de tous bords), un choc absolu lorsque je l’ai entendue pour la première fois.

Dominique A – La Fossette

Pour sa liberté et sa fraîcheur qui m’ont donné envie d’écrire des chansons, moi aussi, en faisant exploser le carcan théorique intégré au cours de mon apprentissage académique avant de le réinvestir désormais avec plus de recul et de détachement (j’y travaille encore…).

Portishead – Roseland NYC Live 25

Pour l’émotion qui m’a notamment accompagnée chaque jour pendant l’enregistrement de mon premier album à moi (Le Grand Déballage) et pour l’intégration inspirante des apports du hip hop aux côtés des sons incroyables des ondes Martenot et aux instruments rares.

LapatiencenexistepasNatacha TertoneLa patience n’existe pas
Label : Noldup
Date de parution : 13 mars 2026

 

 

 

 

 

 

Release party le mardi 21 avril au Zèbre de Belleville (Paris) 

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